Articles

Affichage des articles du novembre, 2017
Nouvelle version du roman "Harold" en cours de réécriture. Dernières corrections pour "Les Cowboys et les Indiens, une histoire du western", parution prévue pour janvier/février 2018Fin du roman "Houdin", bourse de création du CNL, initialement prévu au Serpent à plumes.  Le reste est "Dans ma tête en temps réel (ou presque)"sur Tumblr. On y retrouve tout ce qui nourrit mon écriture. 

DOSSIER DE PRESSE "MEDIUM LES JOURS DE PLUIE"





































HAROLD / LIBRAIRIE PLUME ET FABULETTES

Harold
Louis-Stéphane Ulysse
Serpent à Plumes

  • par 
    14 mai 2012

    Chase Lindsey élève et vend des oiseaux. Quand Alfred Hitchcock cherche des volatiles pour son dernier film, Les oiseaux, Chase part à Bodega Bay et à Hollywood avec sa volière. Parmi tous les oiseaux, il y a Harold, un corbeau très intelligent. Et inquiétant. Très vite, Harold s’attache à l’actrice Tippi Hedren, l’héroïne du film.
    La beauté blonde et le sombre oiseau forment un couple qui fascine et qui dérange. L’actrice, mais surtout la femme, est troublante. « Comme les autres héroïnes hitchcockiennes, elle tenait les rênes mais, avec elle, l’issue du jeu restait incertaine ; il y avait cette ambiguïté que rien ne serait jamais offert ni acquis. » (p. 68)
    Sur le tournage du film, le dressage des oiseaux s’avère difficile. Des techniciens et des acteurs sont blessés. Certaines scènes sont complexes et les prises n’en finissent pas. Avec ce roman, Louis-Stéphane Ulysse nous plonge au cœur des affres d’un tournage légendaire, avec les déboires mécaniques et humains. De fait, le roman a des allures de scénarios et Hitchcock, même s’il n’est pas le personnage principal et s’il n’est pas le narrateur, est parfaitement installé dans son siège de réalisateur. Aucun doute, il mène tout d’une main de maître. Bien que discrète, sa présence est prégnante et son ombre s’étend sur toutes les scènes.
    Les hommes aimeraient tous décrocher les faveurs de miss Hedren. Le premier d’entre eux est Alfred Hitchcock : le réalisateur ne sait que faire pour que Tippi l’aime. Obèse, timide, maladroit, Hitchcock a pour lui tout son génie, mais cela ne suffit pas. La belle actrice est distante, voire frigide et seul Harold obtient ses faveurs. « Toute cette histoire, je le crains, est ridicule. Nous autres, les hommes, sommes prêts à tout pour la princesse, mais la princesse n’a d’yeux que pour le corbeau ! » (p. 120) Adversaire de petite taille, le corbeau n’en est pas moins redoutable. Il est possessif, dominateur, arrogant et brutal. Juché sur la blonde épaule de Tippi Hedren, Harold est à la fois protecteur et menaçant. La relation qui était d’abord anecdotique devient finalement inquiétante, même pour l’actrice.
    Sur le tournage et en coulisse, on croise Eva Beaumont, Mickey Cohen et d’autres noms qui ont marqué Hollywood. Ce panorama glamour et mafieux renforce l’atmosphère étouffante du roman. Impossible de ne pas éprouver une angoisse hitchcockienne du meilleur ton. Mais le dernier tiers du roman m’a ennuyée. Harold y est trop peu présent au profit d’une surabondance de personnages secondaires. Mais dans l’ensemble, ce roman noir d’un genre très particulier tisse une intrigue complexe et retorse, à l’image des meilleurs films du maître.


  • 1 septembre 2010

    Etat de Californie, 1961, Chase éleveur d'oiseurs recueille un corbeau blessé. A sa patte, il découvre une bague argentée gravée au nom d'Harold. Très vite, Harold se montre très différents des autres oiseaux : intelligent et comme poussé par une détermination d'arriver à des propres fins.
    Chase est contacté pour participer au tournage du film Les oiseaux d'Alfred Hitchcock. Entre la fascinante actrice Tippi Hedren et Harold, une relation très étrange s'instaure. L'oiseau semble s'être appropriée l'actrice. Chase se méfie des réactions d'Harold et il a bien raison. Le tournage du film prend plus de temps que nécessaire et Chase découvre l'arrière du décor du cinéma d'Hollywood à ses propres dépens.
    Avertissement : O toi, l'amoureux de la nature qui t'émerveille avec tendresse devant un merle picotant un ver de terre ou un rouge-gorge qui chante aux aurores, après ce livre, ta vision des oiseaux sera modifiée...
    Quel livre ! Dès les premières pages, il se dégage une ambiance particulière. On pressent qu'Harold est bien loin d'être d'un corbeau commun. Avec une écriture qui se révèle un véritable appeau, impossible de s'en détacher !
    Et c’est avec plaisir que j’ai suivi le tournage du film mythique Les oiseaux. Les détails, les problèmes techniques permettent de revisionner ce film sous un autre angle. Tout s'enchaîne à merveille et je me suis déconnectée du présent. La forte personnalité d'Hitchcock, l’énigmatique Tippi, les inquiétudes de Chase, l’ensemble crée une tension palpable.
    Au fil des pages, on plonge dans une autre ambiance liée au contexte de l’époque. Sous les paillettes du Hollywood des années 60, il y a la mafia, l'agent sale et des politiques qui veulent mettre de l’ordre. Changement d’ambiance, Chase le gentil éleveur devient l’un des rouages d’une histoire sombre. Et, l’ombre d’Harold devient plus inquiétante…
    Je n’ai pas vu le temps passer tellement prise par cette lecture ! Déconnection totale avec le présent garanti. Résultat, j'ai frôlé le coup de cœur… Un livre dont la trame est orchestrée avec brio et dont écriture enrole le lecteur !

HAROLD / BLOG LE CANAPE ROUGE

Harold @ Louis-Stéphane Ulysse

« C’est l’histoire d’un oiseau qui finit par se comporter comme un homme par amour ; là où les hommes qui l’entourent, finissent pas se comporter comme des oiseaux, donc comme des animaux, parce qu’ils ne savent pas quoi faire de leur amour. »
Extrait de l’entretien de l’auteur avec Maxence Grugier.
Chase Lindsey, éleveur et dresseur d’oiseaux, homme solitaire, presque reclus, est embauché sur le tournage du prochain film d’Hitchcock, « Les oiseaux », film problématique s’il en est puisqu’il faudra au réalisateur gérer tout autant les caprices de ses stars que ceux des volatiles tout aussi versatiles…
Chase n’est pas étranger à ce milieu pourtant à mille bornes de sa vie de tous les jours, c’est une part de son métier, il accepte. Peu de temps auparavant, un jeune corbeau, surprenant et fier, avait fait son apparition dans sa ferme, semant le désordre et la confusion parmi ses corbeaux. L’animal, blessé, visiblement affamé, portait une étrange bague à sa patte droite sur laquelle était gravée cette inscription, « Harold ».
Chase ne mêle pas le nouveau venu à ses autres oiseaux, mieux, il protège les siens tout en le surveillant de près. A vrai dire, Harold qui se remet rapidement de ses blessures l’époustoufle par sa vaillance, et quelque chose d’un petit peu plus spécial, d’un peu trop « humain ».
Il le laisse libre, même après qu’il eut tué son chef de meute…
Quand l’oiseau réapparaît, par hasard vraiment ? sur le tournage du film du grand Hitch, Chase n’en revient pas, monte en lui comme un sentiment d’inquiétude, le sentiment qu’une histoire, « leur » histoire allait commencer…
Et puis il y a Tippi, Tippi Hedren, dans le rôle phare, insaisissable, distante, subliment élégante. Chase, Harold et Tippi…
LEUR histoire, oui, finalement à tous les trois. Car dans ce roman noir, fort noir, aussi noir que les ailes d’un corbeau, la passion, l’attraction, sensuelle, irrésistible, impossible, tient de loin la première place. Mais là où le corbeau réussit, l’humain échoue, presque piteusement. Chase choisira la doublure de Tipi, son ombre en pleine lumière, sa doublure lumière, Eva Beaumont, tandis qu’Hitch subira camouflets sur camouflets de la part de sa vedette préférée (du moment).
Oui, les rôles s’inversent, l’oiseau tient finalement la vedette à la ville comme à la scène, peut-être parce qu’il ne joue pas, lui…
Entre fable cruelle, roman noir et récit fantastique, Louis Stéphane Ulysse plonge son lecteur dans une ambiance très hitchcockienne, au cœur d’un Hollywood sulfureux qu’il connaît sur le bout des doigts.
A découvrir et à dévorer avec bonheur !
Ici le très bel article de fluctuat et l’entretien avec Louis – Stéphane Ulysse
« (…) et Tippi, les genoux en sang, bas déchirés, le sang aussi sur le visage, se mit à pleurer, cette façon de pleurer qu’on a tous parfois quand on ne parvient même plus à reprendre son souffle, et la silhouette avait quelque chose de perdu à cet instant-là, dans l’immensité des décors du studio, et elle pleurait toujours lorsque brusquement, les sanglots se suspendirent parce que, quelque part dans le même espace qu’elle, elle n’en était pas sûre, mais quelque part quand même elle entendit ce bruit, elle avait encore ses larmes mais au moins maintenant pouvait-elle respirer, et elle regarda sans trop y croire, mais elle entendit ce bruissement d’aile… »

HAROLD / UN CHOCOLAT DANS MON ROMAN

http://www.babelio.com/couv/9782268069784.jpg
Harold, Louis-Stephane Ulysse, éditions Le Serpent à plumes, 2010, 341 pages
Genre : thriller psychologique
Thèmes : oiseaux, cinéma, désir, amour, pouvoir, meurtre, Hitchcock,Amérique des années 60, angoisse


L'auteur en quelques mots ...
http://www.babelio.com/users/AVT_Louis-Stephane-Ulysse_3486.pjpeg
Né en 1958, Louis Stephane Ulysse est auteur et scenariste. Découvert par l'éditeur Michel Archimbaud, il se voit confier un livre d'entretien avec Andréas Voutsinas de l'actor's studio. Ce sera Derrière le miroir. La même année il écritContes de la cité endormie qui seront mis en lecture sur France Culture. Son premier roman ,Soleil sale, parait en 1996 puis, la même année, Toutes les nouvelles de mon quartier intéressent le monde entier. Il participe alors au premier numéro de la revue NRV crée par frédéric Beigbedder puis fera partie du collectif "Les nouveaux réalistes". De nombreuses collaborations pour le cinéma et sept romans plus tard il écrit Harold qui a reçu dernièrement le prisx de la fondation Jules Supervielle. Dernièrement Louis Stephane Ulysse a publié en version numérique La Solitude de l'ours polaire en version enrichie.
Un peu plus ici, sur le site de l'auteur

L'histoire :
http://www.paris-normandie.fr/documents/10157/0/mod01/PN-176967.jpg

      1957, Hongrie.Le magicien Lazlo dresse des oiseaux pour son show. Parmi eux, Harold, un corbeau dont le comportement étonnamment intelligent en fait le clou du spectacle. Pourtant leurs destins qui semblaient liés vont prendre deux routes différentes suite à un accident auquel échappe l'oiseau.
1961, Etats-Unis. Chase est éleveur d'oiseaux et recueille un corbeau blessé . Sur la bague fixée à sa patte un nom : Harold. Ce dernier devient rapidement proche de Chase et évolue en liberté sur la propriété. Pourtant, à l'occasion d'un déplacement du dresseur, de biens étranges événements vont se produire dont le corbeau pourrait bien être à l'origine. Mais l'animal à disparu.
Alors que Ray Berwick cherche des oiseaux pour figurer dans le dernier film de Hitchcock, tous les dresseurs de la région se retrouvent à Hollywood. Chase découvre alors avec surprise et appréhension qu'Harold fait partie de la sélection et s'inquiète aussitôt de son comportement. Fasciné par Tippi Hedren, l'actrice principale, l'oiseau semble possessif mais touche le coeur de Tippi, ce que ne pourront jamais faire Chase ni Hitchcock, pourtant éperdument amoureux. Chase se réfugiera dans les bras de sa doublure, Eva Beaumont mais restera obsédé par l'emprise d'Harold sur l'actrice.
Autour du plateau se trament de bien étranges complots dont les frères Gianelli sont les chefs d'orchestre. Manipulations, chantages, meurtres, nous plongent dans la part mafieuse de l'Amérique des années 60. Le tournage s'avère difficile et les problèmes techniques s'accumulent,  JFK doit se rendre à Dallas et alors que Hitchcock, qui voue une admiration sans borne à Tippi Hedren, se laisse dominer par ses émotions, Harold poursuit son incursion auprès de l'actrice, détruisant sur son passage tout obstacle qui se dresserait entre lui et sa belle ...
« Toute cette histoire, je le crains, est ridicule. Nous autres, les hommes, sommes prêts à tout pour la princesse, mais la princesse n'a d'yeux que pour le corbeau ! »

En vrac et au fil des pages ...
http://www.hollywoodoutbreak.com/wp-content/uploads/2012/08/alfred-hitchcock-and-tippi-hedren-on-set-of-the-birds.jpg
Construit comme un scenario parallèle au film de Hitchcock, Les Oiseaux, le roman de Louis-Stephane Ulysse nous entraine au coeur de la société des années 60. 
On ne sait qui est le personnage principal: Harold ? Chase ? Le cinéma ? Pour autant j'ai eu tendance à suivre davantage Chase Lindsey ; son évolution, sa déchéance et sa folie m'ont convaincue.
C'est surtout un roman sur le pouvoir, le désir. Tous les êtres qui évoluent dans ce roman sont passionnés, pour le meilleur et pour le pire, depuis la première page. On reconnaitra les grandes figures de l'époque : bien évidemment ceux qui évoluent autour du maitre du suspens, Hitchcock mais aussi Johnny Stompanato ou Mickey Cohen dont les agissements l'ont conduit à Alcatraz et qui a développé ici un réseau apte à poursuivre son oeuvre. Le récit s'inscrit résolument dans le genre thriller.
Malgré ce que pourrait faire croire la couverture, ce n'est pourtant pas un livre sur Hitchcock . C'est ici la force du roman que l'on ne saurait classer : policier, récit à suspens, thriller, il est tout cela par l'atmosphère qu'il installe. Le fond historique est remarquablement mis en scène par des détails qui se fondent dans l'histoire mais nous plongent dans une Histoire troublée où  des films douteux mettant en scène des meurtres circule dans réseau parallèle.
C'est donc un roman et, même si la plupart des faits sont avérés il ne faut pas perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'un documentaire. Malgré cela l'auteur nous livre une vision des années 60 comme un basculement ( assassinat de Kennedy et la fameuse image 313 , complots, mafia ...). On est dedans dès la première page et Harold est le fil conducteur de cette incursion en eaux troubles. Il est le symbole de la folie des hommes, de l'évolution de l'animalité en chacun, de la part obscure.
J'ai donc tout autant apprécié les scènes où l'oiseau révèle un comportement humain inquiétant et installe une peur autour de lui, jusqu'à mener Chase à la folie, que les passages consacrés aux magouilles, aux complots et aux sales affaires que l'on peut retrouver par exemple dans un film comme L.A Confidential (c'est un peu l'ambiance que j'ai retrouvée en plus de celle du tournage des Oiseaux).
C'est le roman du désir effréné, de la convoitise et du chantage. Un récit à découvrir absolument pour son côté sombre et l'originalité de sa structure, pour les questions qu'il soulève aussi quant à la part de vérité qui se cache entre les pages.

HAROLD/ LE LITTERAIRE.COM

Louis-Stéphane Ulysse, Harold

Un cor­beau amou­reux d’une actrice des années 1960 sous l’oeil aigri d’Hitchock
Au com­men­ce­ment était une idée sti­mu­lante : revi­si­ter le célèbre film d’Alfred Hit­ch­cock : Les Oiseaux grâce à un fil (à la patte) direc­teur ori­gi­nal, soit l’un des cor­beaux figu­rants du film, ledit Harold. Et en pro­fi­ter pour cam­per au pas­sage, au gré de courts mais toniques cha­pitres, une gale­rie de per­son­nages, sou­vent des seconds cou­teaux (mais ayant réel­le­ment existé), qui gra­vitent autour du Hol­ly­wood des années 1960. Avec Lew Was­ser­man, l’agent influent d’Universal, le pre­neur de son Gia­nelli, la star­lette Eva Beau­mont, dou­blure de Tippi Hedren, le tueur Richard “Ice­man” Kul­kinsky, Ulysse appa­raît de fait fort bien ren­sei­gné et l’on sent l’indéfectible poids his­to­rique des nom­breuses anec­dotes ici rap­por­tées et qui mêlent non sans légé­reté le tour­ment des années JFK aux frasques du rêve amé­ri­cain, en pas­sant par plé­thore de per­ver­sions : mafia, argent, sexe, chan­tage, drogue (et le rock’n roll n’est pas loin).
Mais à trop mulit­plier les pistes et les focales, le roman­cier qui se montre moins dras­tique que sir Alfred avec ses per­son­nages nous égare un peu en che­min. Le per­son­nage cen­tral de Chase, éle­veur d’oiseau appelé en ren­fort pour le tour­nage à Bodega bay, est certes inté­res­sant afin de mettre en pers­pec­tive la rela­tion cruelle unis­sant l’actrice Tippi Hedren et le cinéaste ; l’on res­sort néan­moins en par­tie frus­tré du livre tant l’on atten­dait davan­tage d’informations sur ce clas­sique du cinéma d’épouvante — de l’époque ! — qu’est Les Oiseaux.
Le roman est à décou­vrir pour son intri­ca­tion de fic­tion dans la réa­lité, laquelle par­vient sou­vent à nous faire accé­der à cette nos­tal­gique essence du cinéma hol­ly­woo­dien des six­ties. L’auteur semble tou­te­fois encore hési­ter entre le polar pur et un texte plus fan­tas­tique ou ciné­phi­lique. L’histoire d’amour de Harold le cor­beau et de Tippi Hedren vaut bel et bien le détour — l’amour est sou­vent volatil(e) -, cepen­dant l’on ne sau­rait réduire l’ensemble du livre à elle seule, ce qui contri­bue à atté­nuer céans la ten­sion qui devrait être omni­pré­sente.
Reste donc une belle idée, laquelle, en coup de bec aux attentes de l’auteur, n’a pas su plei­ne­ment prendre son envol.
fre­de­ric grolleau
Louis-Stéphane Ulysse, Harold, Le Ser­pents à plumes, août 2010, 344 p. — 19,00 €


TOUTES LES NOUVELLES DE MON QUARTIER / PINKY, AU FIL DES MOTS

Le portrait d’une cité de banlieue au travers une bande de copains et d’amies, de filles et de garçons nous est raconté dans cette histoire courte enlevée. L’action est rapide du fait des cours chapitres, du langage utilisé et des rapports. Le temps s’étire autour du quotidien de chacun : entre la réalité et les rêves de tout un chacun, la cité est un monde comme un autre. 
Les jeunes ont des rêves à réaliser et veulent y croire, pour se réaliser ou les réaliser, chacun suit son petit bonhomme de chemin. Qui sera celui qui partira vers un monde meilleur ? Qui aura la chance de les réaliser ? Les rencontres comme toujours apporteront leur lot de surprises, encore faut-il les saisir… Mais à y bien regarder, que ce soit en campagne, en ville, en bourgade, en cité, en ville ou dans un bled perdu, nous cherchons toujours notre chemin et la réalisation de nos rêves. 
Naïfs, lucides, maladroits, les personnages sont attachants. C’est avec sensibilité, avec humour, qu’ils nous amènent à nous rappeler cette période particulière de notre évolution qu’est notre adolescence avec nos discussions à refaire le monde.
Le titre est bien choisi aussi, la banlieue est souvent mise en avant autour événements plus ou moins violents, des zones de non droit… bref c’est une autre manière de montrer ce monde d’une autre manière et rien que pour cela, le livre devrait être lu…
A découvrir

http://au-fil-des-lignes.forumgratuit.org/t678-ulysse-louis-stephane